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Inspirations

Mercis

Le Studio Rex, portraits filmés en studio mobile, remercie tout spécialement Monsieur Grégoire Keussayan, de l’ancien Studio photographique Rex. À la suite de son père, il a tiré le portrait à des centaines de Marseillais. Sa belle enseigne a été reprise en logo en hommage au travail des photographes de studio. Grâce à son autorisation généreuse, le nom de son studio peut continuer à faire vivre cette histoire de portraits, sous une autre forme.

Contributions

Martine Derain, photographe et artiste, et de Marie-Noëlle Perrin, archiviste, lors de l’exposition à Marseille 2013 : elles ont permis la sauvegarde du fonds Keussayan en le signalant et en faisant acheter par les Archives Municipales.

L’exposition de Seydou Keïta au Grand Palais à Paris en 2016.

Les photographes de studio africains, avec chacun leur style selon les pays, ont leur propre esthétique du portrait. Ils recherchent, en complicité avec le modèle, la pose qui révèle l’image visuelle et sociale souhaité par ce dernier. Posant devant un fond de tissu uni ou à motif, le sujet est cadré en gros plan ou en pied, mais toujours avec force et style.

Des photographes

marseillais

L’histoire du Studio photographique Rex, commencée à la Porte d’Aix à Marseille : prises de vue, tirages et retouches des montages rehaussés, au pastel.
Le Studio REX a pris place au Palais de la Porte Dorée à Paris.

malien

Seydou KEÏTA

Photographe portraitiste. À ses débuts, il ne réalisait qu’une prise par séance et uniquement à la lumière du jour, par économie.

Voir son site.

camerouno-nigerian

Samuel FOSSO

« Avec Studio National vous serez beau, chic, délicat et facile à reconnaître »
Il commence à travailler très jeune sur l’autoportrait.

©photo Voir IDEAT Contemporary life

malien

Malick SIDIBÉ

Surnommé « l’œil de Bamako », après la photographie de mariage et de reportage, il se tourne vers le portrait, souvent avec humour.

©photo  Radio Vostock

algérien

Lahzar MANSOURI

Né dans les Aurès, le photographe a appris son métier sur le tas avant d’installer un studio de fortune dans une épicerie à Aïn Beida. Son travail sur le portrait de femmes Amazigh est saisissant.

Franco-Marocaine

Leila Alaoui

Vidéaste et photographe, Leila (1982-2016) documentait des thématiques sociales telles que les migrations et les identités culturelles.
« Pour moi, l’art doit être engagé et subversif. Il doit exprimer et aborder nos problèmes de  société. »

Français

Raymond DEPARDON

« L’errance a généré chez moi une nouvelle photo. On cherche toujours comment exister, comment regarder les autres, comment porter un regard sur les gens. Le fait de m’être imposé cette contrainte, ce plaisir et cette joie de l’errance, m’a obligé à faire une photo qui correspondait à la vision que j’en avais. »

©Raymond Depardon
Magnum Photos

Français

Adrien TACHE

Adrien témoigne des réalités du métier des photographes africains à l’heure du passage au numérique.

©Adrien Tache

Marocain

« Certains artistes ont besoin d’espace, d’être seuls, je suis à l’opposé, j’ai besoin de bruit, de gens, d’odeurs, de poussière, ce qui va avec mon travail»

©Hassan Hajjaj

Burkinabé

Saidou DICKO

Saidou Dicko transforme ses personnages en ombres : c’est une façon de rendre hommage à la beauté et de représenter l’humanité de ses personnages.

©Saidou Dicko

américaine

Une démarche novatrice de recherche de la beauté et de l’esthétique et sens de la mise en scène avec costumes et accessoires, elle a capté la personnalité de ses sujets à une époque où la photographie était surtout un outil documentaire.
Elle sera la grande-tante de Virginia Woolf.

Franco-algérienne

Zineb SEDIRA

Gardienne de mémoire, Zineb conserve et transmet la mémoire du passé comme un héritage pour les générations futures.

©Zineb Sedira Mother, daughter and I, 2003

Américain

Nicholas NIXXON

Ses travaux interrogent le rapport de l’intime et de l’universel, notamment à travers l’amour, l’amitié, le lien familial ou social.

Voir l’article
©Nichols Nixxon

Américaine

Dorothée Lange

« L’image d’une chose est bien plus vertigineuse que la chose elle-même. »

©Dorothée Lange / MoMA

Française

Bettina Rheims

 Les modèles féminins, célèbres ou anonymes, constituent le fil rouge de son œuvre (Female troubles, 1989 ; Chambre Close, 1992 ; Détenues, 2018). Elle place la question de la féminité au cœur de son œuvre. Elle explore tout particulièrement la sexualité féminine.

©Bettina Rheims Naked war Galerie Xippas

Franco-américaine

Jane Evelyn ATWOOD

Fascinée par les gens et par la notion d’exclusion, elle a réussi à pénétrer des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou choisit d’ignorer. 

Voir L’humanité des invisibles 
© Portrait de Jane Evelyn Atwood : Gueorgui Pinkhassov.

américaine

Carla puise dans des archives publiques et privées (notamment les albums de famille) pour réaliser un récit complet et révéler nos identités personnelles et collectives.  « Il s’agissait de la difficulté d’ancrer nos souvenirs, de combler les lacunes, de savoir réellement qui et quoi est absent de notre mémoire ».

Franco-algérienne

Rita BARROS

L’exposition La Vie invisible insiste sur le fait que l’invisibilité des femmes n’est pas un fait de nature mais une construction sociale et culturelle ancienne qui perdure dans les sociétés contemporaines. 

Voir La Vie invisible: des œuvres de femmes par des femmes

Sud-africaine

Zanele MUHOLI

Photographe et « activiste visuell·e » sud-africain·e de renommée internationale, son travail documente la vie de la communauté noire LGBTQIA+ et prend pour sujet principal les femmes noires lesbiennes.

Magnifique expo à la Maison Européenne de la Photographie

Américaine

Francesca WOODMAN

“Vous ne pouvez pas me voir d’où je me regarde.” Francesca Woodman

©George-and-Betty-Woodman

À Marseille

Vit et travaille à marseille

Yohanne lamoulere

« Il est 23h et il faut arrêter les gens. On ne dit pas assez : tu es beau à regarder. On ne fait pas honneur aux visages. On court, on ne s’arrête jamais. L’amour ça vient en disant : attends, arrête, ne bouge pas. Ne bouge plus. Il faudrait arrêter les gens dans la rue. On peut passer une vie sans dire à personne de ne plus bouger et alors, on passe à côté. » Yohanne Lamoulère fait découvrir l’amour à ceux qu’elle photographie. Elle dit : ne bouge pas. Alors le jeune Heddy dans le Nord de Marseille domine les éléments, les bâtiments, le temps. Yohanne Lamoulère met les corps les gens et les bâtiments au-dessus du temps. C’est comme si chacun pouvait voir sa vie : de cet endroit-là, en suspens, il y a tous les lieux et tous les âges. Il y a ce qu’on aurait pu devenir. Il y a la ville qui peut disparaître. Il y a du possible. Ce n’est pas de l’immersion, Yohanne Lamoulère n’est pas en “immersion”, elle est dans la vie tout court. A ceux à qui on a confisqué la réalité, à ceux à qui on raconte à longueur de journée qui ils sont, où ils vivent, ce qu’ils doivent faire, elle redonne le regard. Elle dit : arrête, je te regarde…

Voir l’article France Culture, 2017.